Globe and Mail INTERSECT/26 – Toronto

Allocution prononcée le 22 avril 2026 par Harry Culham, président et chef de la direction, Banque CIBC
Merci, David, et bonjour à vous tous.
C’est un honneur de me joindre à vous à l’occasion de l’événement INTERSECT du Globe and Mail, ici à Toronto.
Au nom de la Banque CIBC, je tiens à remercier les organisateurs.
Je tiens aussi à vous remercier tous d’être ici aujourd’hui pour cet important dialogue au sujet de notre pays.
L’échange d’idées sur notre prospérité future est essentiel pour réaliser des progrès durables.
Mon rôle me donne l’occasion et le privilège uniques de communiquer avec des parties prenantes à l’échelle mondiale.
Au cours des derniers mois, j’ai rencontré des chefs de file sectoriels, des membres d’équipes et des responsables gouvernementaux.
J’ai eu l’occasion de le faire au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Asie et dans les Caraïbes.
Je pense qu’il est impératif de recueillir divers points de vue.
Même si chaque point de vue est différent, ils forment ensemble un tableau convaincant.
Par exemple, je me suis récemment rendu en Saskatchewan et j’y ai écouté de nombreux clients de secteurs clés.
Les fournisseurs d’énergie des Prairies voient des occasions sur les marchés mondiaux.
Les clients du secteur des ressources naturelles m’ont dit que, malgré un environnement plus fluide, ils reconnaissent notre potentiel de leadership à cet égard. Surtout compte tenu de nos chaînes d’approvisionnement fiables et résilientes.
De plus, les clients des secteurs de croissance comme la technologie et la défense se sont dits prêts à prendre les devants.
C’est la marque de notre pays : des gens exceptionnels, unis par une volonté de créer un avenir plus prospère.
Comme je voyage partout dans le monde, je peux vous dire que le Canada jouit d’une excellente réputation.
Nous sommes considérés comme un partenaire commercial fiable. Un pays doté de ressources abondantes qui gère ses richesses naturelles de façon responsable.
Et un endroit où la qualité de vie et une culture d’accueil seront toujours au cœur de notre identité.
Dans mes conversations, trois thèmes se sont dégagés :
Tout d’abord, un optimisme prudent est justifié.
Bien qu’il y ait des perturbations à court et à moyen terme, de nombreuses entreprises veulent se montrer optimistes à l’égard de l’avenir du Canada. Elles voient le potentiel et la nécessité pour le Canada de jouer un rôle de leader.
Deuxièmement, le moment est venu.
Dans chaque conversation, l’urgence est évidente.
Les mesures que nous prenons aujourd’hui en tant que pays définiront la réussite que nous connaîtrons demain.
Le rythme, l’urgence et les partenariats public-privé sont essentiels.
Et troisièmement, nous devons tous ensemble prouver que nous pouvons nous réunir pour réaliser d’importants projets d’énergie et d’infrastructure à temps et dans le respect du budget.
Cela comprend le secteur public, le secteur privé et les communautés autochtones.
Notre capacité collective d’exécution n’a jamais été aussi importante.
Toutes les parties prenantes à ce dialogue doivent reconnaître que des progrès sont en cours.
Le gouvernement fédéral a investi dans le Nord et créé de nouveaux débouchés commerciaux à l’échelle mondiale.
Je sais que le ministre LeBlanc et toute l’équipe de négociation canadienne travaillent sans relâche pour promouvoir nos intérêts.
Des progrès ont été réalisés au niveau provincial, ici, en Ontario.
Cela comprend d’importants investissements dans les transports et les infrastructures, qui visent à stimuler de nouveaux développements dans toute la province.
Le premier ministre Ford et son équipe tentent de faciliter les affaires en Ontario.
Le secteur privé offre des capitaux aux entreprises canadiennes, et il reste plus de potentiel inexploité ici.
Au cours des trois dernières années, nous avons soutenu la croissance en augmentant les prêts commerciaux et aux entreprises à hauteur de près de 20 milliards de dollars au Canada. Et nous sommes prêts à aller plus loin.
Nous devons axer cette conversation sur les besoins de notre pays.
Il ne s’agit pas de savoir si le secteur public ou le secteur privé doit en faire plus…
Nous devons tous en faire plus, grâce à un partenariat public-privé, avec urgence et à un rythme soutenu, pour réaliser notre potentiel.
Pendant trop longtemps, les capitaux ont quitté notre pays. C’est le cas du capital financier. Mais c’est aussi le cas de notre capital humain. Nous ne pouvons nous permettre de perdre ni l’un ni l’autre.
Les jeunes Canadiens sont tout aussi essentiels à l’avenir de notre pays que chaque dollar de capital investi.
Et nous risquons de les perdre au profit des économies mondiales qui leur offrent un plus grand potentiel d’avenir, si nous n’agissons pas maintenant.
L’abordabilité est une priorité pour beaucoup de gens.
Les jeunes Canadiens ont de la difficulté à commencer leur carrière et à réaliser leur rêve d’accession à la propriété.
Pour de nombreuses entreprises qui exercent leurs activités en Amérique du Nord, les capitaux nécessaires à la croissance et à l’expansion sont acheminés vers le sud.
Nous devons reconnaître que ces facteurs sont des menaces à notre prospérité future.
Ces défis ont tous une cause profonde : malgré notre potentiel économique considérable, nous ne l’avons pas encore entièrement atteint.
Mais je tiens aussi à souligner que je n’ai jamais vu les Canadiens aussi alignés qu’en ce moment.
Une résolution et une détermination se manifestent dans nos conversations et nos actions.
Notre banque croit au vaste potentiel de notre pays si nous saisissons nos meilleures occasions.
Nous devons revendiquer notre statut de superpuissance en ressources naturelles.
L’énergie, l’uranium, les minéraux critiques, les terres rares, l’agriculture, la potasse et d’autres ressources du Canada sont en forte demande.
Nous sommes un important fournisseur de sources d’énergie traditionnelles et de remplacement.
Compte tenu de nos avantages naturels, nous devrions être des leaders mondiaux dans ces domaines.
Nous devons aussi insister sur nos avantages en matière de talents et d’innovation.
Le Canada compte des établissements universitaires de calibre mondial. Notre main-d’œuvre est l’une des plus instruites au monde.
Nous accueillons également de nombreuses entreprises technologiques novatrices.
Nous devons nous assurer que ces entreprises disposent des outils dont elles ont besoin pour réussir à prendre de l’expansion et à commercialiser leurs produits.
Et nous avons besoin que la propriété intellectuelle qu’elles créent reste au Canada, parce que nous savons que c’est la véritable valeur de ces technologies.
Il n’y a jamais eu de meilleur moment pour les entreprises canadiennes de penser à l’échelle mondiale. De saisir de nouveaux marchés. Et de profiter de nouvelles occasions commerciales.
La sécurité énergétique et alimentaire constituent des enjeux majeurs à l’échelle mondiale.
Nous avons ce que le monde recherche.
Et bien que notre pays bénéficie d’occasions mondiales, nous devons aussi résoudre nos problèmes commerciaux actuels avec notre principal partenaire commercial.
Je sais que nos clients des deux côtés de la frontière accueilleraient favorablement davantage de certitude, afin que nous puissions aller de l’avant et approfondir la relation commerciale la plus fructueuse au monde.
Dans mes discussions avec des parties prenantes aux États-Unis, il est clair que notre relation commerciale est très appréciée, avec un potentiel de croissance.
Une plus grande certitude favoriserait les échanges commerciaux et les investissements au Canada et aux États-Unis.
Pour tirer parti de nos nombreux avantages, il nous faut adopter une approche collaborative à l’égard de la croissance et privilégier l’action.
Notre banque s’engage à aider nos clients à croître.
En plus de fournir du capital, comme je l’ai mentionné plus tôt, nous organisons d’importantes conversations sur les occasions et les défis qui comptent le plus pour nos clients.
Par exemple, notre banque a récemment organisé la première conférence sur l’énergie nucléaire organisée par une grande banque, dans le cadre de laquelle nous avons réuni 300 dirigeants des secteurs privé et public.
Les idées et la détermination des participants ont été un puissant rappel de ce qui est possible lorsque nous unissons nos efforts pour soutenir un secteur dans lequel nous avons des avantages évidents à l’échelle mondiale.
Le contexte géopolitique souligne la nécessité de réfléchir à notre résilience, à notre souveraineté et à nos obligations internationales.
Nous organisons donc le premier Sommet sur la défense et la résilience en mai.
Nous y inviterons des petites et moyennes entreprises aux idées audacieuses.
Nous inclurons des sociétés d’ingénierie et de technologie de calibre mondial.
Et nous réunirons des décideurs, des leaders éclairés et des investisseurs.
Tout cela pour soutenir la résilience du Canada et nos occasions en défense et en infrastructures.
L’heure est à l’unité et à l’action.
L’histoire de notre banque témoigne d’une volonté résolue : chaque fois que des clients ambitieux saisissent de nouvelles occasions, la Banque CIBC est là pour les soutenir.
Nous SOMMES la banque du commerce. Nous l’avons toujours été. Et nous le serons toujours.
Aujourd’hui, nous demeurons entièrement déterminés à favoriser la croissance et la prospérité pour nos clients. Au Canada, aux États-Unis et à l’échelle mondiale.
Nous reconnaissons la valeur que nous pouvons apporter à nos clients grâce à notre capacité à mener à bien leurs projets.
Nous nous attachons tout particulièrement à collaborer avec nos clients pour exploiter les occasions de croissance, tant à l’échelle mondiale qu’ici, au pays.
Nous croyons également que la résilience nationale repose sur des collectivités fortes. Je suis fier de vous annoncer un engagement de 800 millions de dollars d’ici 2032 pour soutenir les collectivités et les quartiers dans lesquels nous vivons.
Nous sommes sur la bonne voie, avec 144 millions de dollars en dons d’entreprise et d’employés à des organismes de bienfaisance, à des organismes sans but lucratif et à des organismes communautaires en 2025.
Ces initiatives reflètent notre raison d’être : aider les gens, les entreprises et les collectivités à réaliser leurs ambitions.
Le Canada se trouve à un moment déterminant, où une mise en œuvre décisive est essentielle.
Nous devons établir des objectifs clairs pour les grands projets d’énergie et d’infrastructure et établir des échéanciers fermes d’achèvement. La rapidité et la certitude de la livraison sont essentielles.
Nous ne pouvons y arriver qu’en travaillant ensemble.
Les gouvernements peuvent aider à établir une voie claire pour prendre des décisions.
Le secteur privé peut orienter l’analyse de rentabilité.
Et les banques peuvent contribuer à faciliter l’accès au capital et à l’expertise.
Nous croyons en notre potentiel, pour les Canadiens et pour nos clients et partenaires du monde entier.
Nous devons cependant reconnaître que nous avons tous un rôle à jouer pour assurer un avenir prospère à notre pays. Chaque entreprise. Chaque personne.
Agissons sans tarder. En toute confiance. Et avec une ambition renouvelée, en tirant parti des avantages qui distinguent le Canada.
Merci.
