Globe and Mail INTERSECT/26 – Calgary

Allocution prononcée le 13 mai 2026 par Harry Culham, président et chef de la direction, Banque CIBC
Merci et bonjour à tous.
C’est un honneur de me joindre à vous à l’occasion de l’événement INTERSECT du Globe and Mail, ici à Calgary.
Au nom de la Banque CIBC, je tiens à remercier les organisateurs.
Je tiens aussi à vous remercier tous d’être ici aujourd’hui pour cet important dialogue au sujet de notre pays.
Notre banque est fière de notre histoire en Alberta.
Nous avons été la première banque canadienne à établir une division pour le pétrole et le gaz en 1950. Notre équipe a contribué à faire croître le secteur de l’énergie ici à ses débuts.
Toujours au début des années 1950, notre banque a traité les opérations financières liées à la construction du pipeline Trans-Mountain pour aider à acheminer le pétrole canadien vers les côtes et l’exporter.
Aujourd’hui, nous exploitons 121 centres bancaires en Alberta et employons 2 500 personnes dans toute la province.
Nous avons plus de centres bancaires ruraux en Alberta que n’importe laquelle des cinq grandes banques. Nous reconnaissons l’importance des clients dans les grandes villes tout comme dans les collectivités rurales.
Nous sommes fiers de travailler aujourd’hui aux côtés de secteurs clés de la province pour soutenir la croissance.
J’aimerais commencer par vous transmettre quelques commentaires importants sur notre secteur de l’énergie…
À l’échelle du pays et dans des secteurs clés, y compris l’énergie, nous sommes entrés dans une période critique.
Nous devons accéder à des marchés nouveaux et en croissance.
Nous devons améliorer la capacité des pipelines nationaux et continentaux pour mieux gérer l’approvisionnement en pétrole et en gaz.
Et nous devons saisir le potentiel des exportations de GNL vers l’Asie et ailleurs dans le monde.
Nous devons travailler fort pour nous réorienter afin de répondre à la demande de demain, et nous devons nous y mettre, car d’autres sont tout aussi déterminés à pénétrer ces marchés.
Ce ne sont pas mes mots. Ce sont ceux du regretté Jim Prentice, ancien premier ministre de l’Alberta, ancien vice-président du conseil de la Banque CIBC et, sur une note personnelle, une personne qui me manque.
Ces commentaires sont tirés d’un discours qu’il a prononcé devant un public en Colombie-Britannique… en 2013.
Depuis, les discussions entourant les infrastructures énergétiques du Canada ont fait les manchettes plus que les pipelines.
Cela limite notre capacité d’exportation, réduit notre pouvoir d’établissement des prix et crée un scénario selon lequel le Canada ne réalise pas de grands projets.
Même si l’on doit bien reconnaître les occasions manquées des 13 dernières années, je tiens à ajouter mon point de vue sur cette question.
Mon rôle me donne l’occasion et le privilège uniques de communiquer avec des parties prenantes à l’échelle mondiale.
Au cours des derniers mois, j’ai rencontré des chefs de file sectoriels, des membres d’équipes et des responsables gouvernementaux partout au Canada et dans le monde.
Je n’ai jamais vu un meilleur alignement sur la nécessité de prendre des mesures urgentes en tant que pays pour favoriser notre prospérité économique.
Si nous agissons maintenant, nous aurons d’importantes occasions à saisir. Je crois que les Canadiens sont prêts à le faire.
Comme je voyage partout dans le monde, je peux vous dire que le Canada jouit d’une excellente réputation.
Nous sommes considérés comme un partenaire commercial fiable. Un pays doté de ressources abondantes qui gère ses richesses naturelles de façon responsable.
Et un endroit où la qualité de vie et une culture d’accueil seront toujours au cœur de notre identité.
Dans mes conversations, trois thèmes se sont dégagés :
Tout d’abord, un optimisme prudent est justifié.
Bien qu’il y ait des perturbations à court et à moyen terme, de nombreuses entreprises veulent se montrer optimistes à l’égard de l’avenir du Canada. Elles voient le potentiel et la nécessité pour le Canada de jouer un rôle de leader.
L’Alberta, avec ses ressources naturelles abondantes et sa main-d’œuvre qualifiée, peut être au premier plan de cet effort.
Deuxièmement, le moment est venu.
Dans chaque conversation, l’urgence est évidente.
Les mesures que nous prenons aujourd’hui en tant que pays définiront la réussite que nous connaîtrons demain.
Le rythme, l’urgence et les partenariats public-privé sont essentiels.
Et troisièmement, nous devons tous ensemble prouver que nous pouvons nous réunir pour réaliser d’importants projets d’énergie et d’infrastructure à temps et dans le respect du budget.
Cela comprend le secteur public, le secteur privé et les communautés autochtones.
Notre capacité collective d’exécution n’a jamais été aussi importante.
Toutes les parties prenantes à ce dialogue doivent reconnaître que des progrès sont en cours.
Le gouvernement fédéral a investi dans le Nord et créé de nouveaux débouchés commerciaux à l’échelle mondiale.
Nous avons également assisté à l’établissement du Bureau des grands projets pour faciliter la réalisation de grandes choses pour notre pays.
De plus, nous sommes impatients d’en savoir plus sur la création du Fonds pour un Canada fort.
Je sais qu’ici, en Alberta, la première ministre Smith et son équipe travaillent fort pour élargir les occasions de croissance.
Le secteur privé offre des capitaux aux entreprises canadiennes, et il reste plus de potentiel inexploité ici.
Au cours des trois dernières années, notre banque a soutenu la croissance en augmentant les prêts commerciaux et aux entreprises à hauteur de près de 20 milliards de dollars au Canada. Nous sommes prêts à aller plus loin.
Pour réaliser des progrès dans la réalisation d’initiatives importantes, il est essentiel d’attirer des capitaux, ce qui nécessite une approche réfléchie en matière de fiscalité.
D’importants investissements dans les infrastructures soutiendront notre prospérité économique future et notre résilience en tant que nation.
Nous devons être ouverts aux approches qui encouragent les investissements en immobilisations dans ces domaines essentiels.
Nous devons axer toute cette conversation sur les besoins de notre pays.
Il ne s’agit pas de savoir si le secteur public ou le secteur privé doit en faire plus…
Nous devons tous en faire plus, grâce à un partenariat public-privé, avec urgence et à un rythme soutenu, pour réaliser notre potentiel.
Pendant trop longtemps, les capitaux ont quitté notre pays. C’est le cas du capital financier. Mais c’est aussi le cas de notre capital humain. Nous ne pouvons nous permettre de perdre ni l’un ni l’autre.
Les jeunes Canadiens sont tout aussi essentiels à l’avenir de notre pays que chaque dollar de capital investi.
Et nous risquons de les perdre au profit des économies mondiales qui leur offrent un plus grand potentiel d’avenir, si nous n’agissons pas maintenant.
Pour de nombreuses entreprises qui exercent leurs activités en Amérique du Nord, les capitaux nécessaires à la croissance et à l’expansion sont acheminés vers le sud.
Nous devons reconnaître que ces facteurs sont des menaces à notre prospérité future.
Ces défis ont tous une cause profonde : malgré notre potentiel économique considérable, nous ne l’avons pas encore entièrement atteint.
Mais comme je l’ai mentionné plus tôt, je tiens aussi à souligner que je n’ai jamais vu les Canadiens aussi alignés qu’en ce moment.
Un sens de détermination se manifeste dans nos conversations et nos actions.
Notre banque croit au vaste potentiel de notre pays si nous saisissons nos meilleures occasions.
Nous devons revendiquer notre statut de superpuissance en ressources naturelles.
Cela fait 13 ans que Jim Prentice a tenu les propos que j’ai cités plus tôt.
Nous devons agir maintenant pour que les 13 prochaines années soient les plus productives de notre histoire.
Nous sommes un important fournisseur de sources d’énergie traditionnelles et de remplacement.
L’uranium, les minéraux critiques, les terres rares, l’agriculture, la potasse et d’autres ressources du Canada sont en forte demande.
L’Alberta est une puissance agricole dans les secteurs du bœuf, du blé, du canola et de nombreuses autres ressources.
Compte tenu de nos avantages naturels, nous devrions être des leaders mondiaux dans ces domaines.
Nous devons aussi insister sur nos avantages en matière de talents et d’innovation.
Le Canada compte des établissements universitaires de calibre mondial. Notre main-d’œuvre est l’une des plus instruites au monde.
Nous accueillons également de nombreuses entreprises technologiques novatrices.
Edmonton et Calgary stimulent la croissance des écosystèmes technologiques émergents liés à l’IA, aux technologies propres et à l’innovation dans le secteur de la santé.
Nous devons nous assurer que ces entreprises disposent des outils dont elles ont besoin pour réussir à prendre de l’expansion et à commercialiser leurs produits.
Et nous avons besoin que la propriété intellectuelle qu’elles créent reste au Canada, parce que nous savons que c’est la véritable valeur de ces technologies.
Il n’y a jamais eu de meilleur moment pour les entreprises canadiennes de penser à l’échelle mondiale. De saisir de nouveaux marchés. Et de profiter de nouvelles occasions commerciales.
La sécurité énergétique et alimentaire constituent des enjeux majeurs à l’échelle mondiale.
L’Alberta est particulièrement bien placée pour jouer un rôle de leadership au Canada dans la réponse à ces besoins.
Bien que notre pays bénéficie d’occasions mondiales, nous devons aussi résoudre nos problèmes commerciaux actuels avec notre principal partenaire commercial.
Je sais que nos clients des deux côtés de la frontière accueilleraient favorablement davantage de certitude, afin que nous puissions aller de l’avant et approfondir la relation commerciale la plus fructueuse au monde.
Dans mes discussions avec des parties prenantes aux États-Unis, il est clair que notre relation commerciale est très appréciée, avec un potentiel de croissance.
Pour tirer parti de nos nombreux avantages, il nous faut adopter une approche collaborative à l’égard de la croissance et privilégier l’action.
Notre banque s’engage à aider nos clients à croître.
En plus de fournir du capital, comme je l’ai mentionné plus tôt, nous organisons d’importantes conversations sur les occasions et les défis qui comptent le plus pour nos clients.
Cela comprend l’organisation du premier sommet sur la défense et la résilience la semaine prochaine. Nous réunirons des leaders de l’ensemble de cet écosystème avec des responsables gouvernementaux et des investisseurs dans le but de faciliter la croissance.
L’heure est à l’unité et à l’action.
L’histoire de notre banque témoigne d’une volonté résolue : chaque fois que des clients ambitieux saisissent de nouvelles occasions, la Banque CIBC est là pour les soutenir.
Nous SOMMES la banque du commerce. Nous l’avons toujours été Et nous le serons toujours.
Aujourd’hui, nous demeurons entièrement déterminés à favoriser la croissance et la prospérité pour nos clients. Ici en Alberta, partout au Canada, aux États-Unis et à l’échelle mondiale.
Nous reconnaissons la valeur que nous pouvons apporter à nos clients grâce à notre capacité à mener à bien leurs projets.
Nous croyons également que la résilience nationale repose sur des collectivités fortes.
Au cours des cinq dernières années seulement, la Banque CIBC et la Fondation CIBC ont versé plus de 9 millions de dollars à des organismes communautaires de l’Alberta, dont plus de 3,2 millions de dollars pour aider les enfants de moins de 12 ans grâce à des subventions de la Journée du miracle CIBC.
Ces initiatives reflètent notre raison d’être : aider les gens, les entreprises et les collectivités à réaliser leurs ambitions.
Le Canada se trouve à un moment déterminant, où une mise en œuvre décisive est essentielle.
Nous devons établir des objectifs clairs pour les grands projets d’énergie et d’infrastructure et établir des échéanciers fermes d’achèvement. La rapidité et la certitude de la livraison sont essentielles.
Nous ne pouvons y arriver qu’en travaillant ensemble.
Les gouvernements peuvent aider à établir une voie claire pour prendre des décisions.
Le secteur privé peut orienter l’analyse de rentabilité.
Et les banques peuvent contribuer à faciliter l’accès au capital et à l’expertise.
Nous avons tous un rôle à jouer pour assurer un avenir prospère à notre pays. Chaque entreprise. Chaque personne. Chaque province.
Agissons sans tarder. En toute confiance. Et avec une ambition renouvelée, en tirant parti des avantages qui distinguent le Canada.
Merci.
