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Banque du Canada : une première baisse

La Banque du Canada a procédé à une première baisse des taux d’intérêt, réduisant le taux du financement à un jour de 25 points de base pour le faire passer à 4,75 %.
6 juin 2024Moteurs de croissance
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La Banque du Canada a procédé à une première baisse des taux d’intérêt, réduisant le taux du financement à un jour de 25 points de base pour le faire passer à 4,75 %. Étant donné le ralentissement de l’inflation de base et la morosité persistante de la croissance, il n’existait pas de bonnes raisons de ne pas commencer à abaisser le taux. Bien que la baisse de taux d’intérêt d’aujourd’hui ait été prise en compte en grande partie par les marchés financiers, des indices laissant croire que d’autres baisses semblables pourraient être décrétées plus rapidement que prévu par les marchés ont entraîné une chute des rendements obligataires et du dollar canadien.

Nous continuons de prévoir une autre réduction de 25 points de base à la prochaine réunion en juillet et un total de quatre réductions (trois de plus après celle d’aujourd’hui) d’ici la fin de l’année.

Le communiqué laissait entendre que les décideurs sont maintenant « davantage » sûrs d’un retour à la cible de l’inflation en raison des récentes données modestes sur l’IPC. La banque centrale a souligné que des signes persistants que l’inflation de base continue de s’apaiser se manifestent, montrant que la politique monétaire n’a plus à être aussi restrictive qu’avant. Elle a également indiqué que l’ampleur des pressions inflationnistes était « proche de sa moyenne historique ».

Toutefois, la BdC a également souligné que « des risques subsistent quant aux perspectives d’inflation », notamment les pressions sur les salaires au sein de l’économie, qui ne s’allègent que « graduellement », ainsi que les pressions sur l’offre mondiale et les prix de l’habitation.

Selon le communiqué d’ouverture de la conférence de presse, il serait « raisonnable » de s’attendre à d’autres réductions de taux si l’inflation continuait de baisser, mais les investisseurs ne doivent pas oublier que les décisions seraient prises « une à la fois ». Comme l’économie semblait tourner en deçà de son potentiel, le gouverneur a laissé entendre que la croissance pourrait s’accélérer davantage sans accroître les pressions inflationnistes.

Lors de la conférence de presse, le gouverneur a pris soin de ne pas annoncer d’avance une nouvelle réduction des taux d’intérêt en juillet, réitérant plutôt que toute décision future sera prise une à la fois et dépendra des nouvelles données. Il a toutefois affirmé à nouveau que la Banque du Canada n’a pas à emboîter le pas à la Réserve fédérale américaine et qu’elle ne se « rapproche » pas de la limite de divergence entre sa politique et celle des États-Unis.

Objet : Prévisions économiques – Une réduction des taux d’intérêt n’aura pas un effet prononcé pour atténuer les pressions auxquelles sont confrontés les ménages lorsque les prêts hypothécaires arrivent à échéance. Par conséquent, nous pensons que la Banque du Canada devra réduire les taux d’intérêt encore davantage et plus que ce que les marchés financiers prévoient pour accélérer la croissance au sein de l’économie. Nous anticipons trois autres réductions avant la fin de l’année et le taux directeur devrait clore 2024 à 4,0 %.

Objet : Marchés – Les marchés financiers avaient en grande partie pris en compte la réduction du taux du financement à un jour annoncée aujourd’hui, mais les taux à long terme et le dollar canadien se sont encore dépréciés en raison de cette nouvelle, la perception d’un ton conciliant laissant entrevoir la probabilité d’un nombre accru de baisses supplémentaires.

Contributeurs

Andrew Grantham

Économiste principal

Marchés des capitaux CIBC